Actualités Maritimes

01 Oct 2014

Euromaritime 2015 : L’Europe maritime a trouvé son salon

Philippe FOURRIER - ©ILAGO
Philippe FOURRIER - ©ILAGO

Euromaritime et Eurowaterways se dérouleront les 3, 4 et 5 février 2015 à Paris-expo Porte de Versailles (Hall 6). La première édition en 2013 a été un véritable succès. Euromaritime s’était alors tenu, rappelons-le, dans un contexte général de crise financière et économique et un contexte plus structurel de surcapacité des compagnies maritimes et de ralentissement de la construction navale. Forts de ce succès inespéré, à quatre mois de la seconde édition, les organisateurs ont toutes les raisons d’être optimistes pour cet évènement qui s’annonce comme le rendez-vous incontournable de l’économie maritime en Europe.

Entretien avec Philippe Fourrier, commissaire général d’Euromaritime.

Sea to sea : Combien d’exposants et de visiteurs attendez-vous pour cette seconde édition ?
Philippe Fourrier : « La première édition a réuni 180 exposants, plus de 5 000 visiteurs professionnels et 140 intervenants aux conférences et workshops. 
En 2015, nous nous sommes fixés un objectif de 250 exposants. Nous devrions atteindre 280 à 300 exposants et espérons environ 8 000 visiteurs. Une progression raisonnable notamment liée à la communication que nous mettons en œuvre autour de l’évènement et à la mobilisation des 25 média européens partenaires. »

Euromaritime se positionne comme un salon Européen pour un secteur extrêmement concurrentiel ; quelle sera la part d’exposants et de visiteurs internationaux ?
« Les exposants sont majoritairement français. Mais cette caractéristique devrait se réduire. Nous devrions atteindre les 30 à 35 % d’exposants non nationaux l'an prochain. En 2017, nous visons les 50% grâce à la pertinence du concept qui répond à un réel besoin. Euromaritime est différent. D’abord parce que c’est un salon de l’économie de la mer où sont représentés la plupart des secteurs, dans une logique de clusters. Ce n’est pas un hasard, Francis Vallat, président d’Euromaritime est le président de L’European network of maritime clusters.
D’autre part, c’est véritablement un salon européen : nous ne démarchons que les entreprises européennes. »

Quels moyens déployez-vous pour le rayonnement européen d’Euromaritime ?
« Nous sommes présents dans tous les rendez-vous européens maritimes et nous avons développé de nombreux partenariats avec les institutions et les réseaux européens de l’économie maritime : Conférence des régions périphériques maritimes, Sea Europe, ports européens, association des armateurs, Commission européenne, etc. »

Vous présentez Euromaritime comme une vitrine globale du savoir-faire maritime. Tous les secteurs y seront-ils représentés et quels seront les secteurs et activités phares de cette édition 2015 ? 
 « Tous les secteurs de l’économie de la mer y seront représentés, à l’exception du naval de défense et de la plaisance dont les cibles sont différentes. B to B dans un secteur très spécifique pour l’un et B to C pour l’autre. Ils ont déjà leurs salons. À Euromaritime 2015 nous aurons les secteurs de l’offshore, les ports, les EMR (énergies marines renouvelables), les biotechnologies marines… Le secteur de la construction navale sera très représenté ; nous y accueillerons par exemple le hollandais Damen Shipyards, les français CMN, Piriou... DCNS sera présent pour le secteur des EMR et l’italien Saipem pour l’offshore, pour ne citer que quelques exposants.

Les secteurs phares de 2013 demeurent avec la construction, réparation et équipments navals et les EMR. Un effort particulier a été apporté en direction des ports et de celui de l’offshore avec un partenariat et le soutien du GEP-AFTP, fusion du GEP (Groupement des entreprises parapétrolières et paragazières) et de l’AFTP (Association des Techniciens et Professionnels du pétrole). »

En 2015, vous lancez aussi Eurowaterways, salon de l’économie fluviale. Pourquoi ?
« Le secteur du fluvial a beaucoup apprécié le salon Euromaritime en 2013 et aexprimé le besoin d’un concept identique. Le Fluvial est un monde distinct du maritime et qui nécessite une attention toute particulière. Un univers que j’ai approché personnellement, ayant travaillé 12 ans dans des bureaux à bord d’une péniche en bord de Seine. C’est un secteur porté en France par des acteurs majeurs comme Voies navigables de France(VNF) et Compagnie Nationale du Rhône (CNR) à la fois gérants et exploitant d’un grand réseau européen de voies navigables. Il nous est donc apparu opportun de réunir en même lieu et une même date les acteurs du fluvial, dans le même esprit qu’Euromaritime. Cela devrait aussi permettre de créer des passerelles entre les deux secteurs avec l’avantage de faire des économies d’échelles ; je crois profondément dans l’effet positif de rassembler ces salons en un point unique et de proposer la meilleure offre pour les exposants. Un espace de 1 000 m² sera dédié à Eurowaterways, avec 50 à 70 exposants, probablement majoritairement français pour cette première édition.»

Euromaritime va-t-il s’inscrire dans la durée ?
« Le plus gros défi a été la première édition. 2013 a rencontré un succès inespéré et tout a fonctionné au-delà de nos espérances. Des visiteurs, des conférences de qualité, des exposants à 100% satisfaits, le tout dans une ambiance remarquable. Nous allons en effet poursuivre et pérenniser le salon. »

Fin octobre, Maria Damanaki qui était présente à Euromaritime 2013 sera remplacée par Maros Sefcovic et Karmenu Vella aux postes de commissaires européens en charge respectivement des Transports et de l’Espace, d’une part, de l’Environnement et des Affaires maritimes , d’autre part, avec des nouveaux « objectifs de croissance verte et bleue » en matière de politique maritime. Cela aura-t-il un effet sur Euromaritime ?
« Il est trop tôt pour en mesurer l’impact. Mais nous sommes ravis d’avoir deux occasions de recevoir des commissaires européens et de conforter Euromaritime en tant que rendez-vous pour les décideurs européens de la Commission et du Parlement. Nous allons très prochainement aller à leur rencontre et nous espérons bien accueillir les deux commissaires à Euromaritime 2015. »

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