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29 Avril 2019

Marie-Lou, le nouveau chalutier-senneur Lorientais

Polyvalent et économe

L'équipage du Marie-Lou
L'équipage du Marie-Lou

Premier d’une paire identique de chalutiers polyvalents destinés à l’armement lorientais APAK, Marie-Lou a été construit au chantier néerlandais Padmos de Stellendam, sa coque ayant été construite par CSR à Rotterdam.

Marie-Lou a été livré en février et est immédiatement entré en exploitation. Son sister-ship, Dolmen, devrait quitter Stellendam pour faire route vers Lorient en mai prochain. L’APAK s’est lancé dans l’aventure de la senne danoise en 2017 en faisant l’acquisition du Gloire à Marie III, un chalutier boulonnais construit en 2000 qui a été entièrement transformé au chantier Padmos, pour devenir le Naoned, navire polyvalent combinant le chalutage de fond et la senne danoise.

« Nous avons choisi de faire le refit de Naoned chez Padmos aux Pays-Bas parce des collègues français l’avaient fait là-bas et étaient très satisfaits des prestations. Puis il y a eu la série de navires que Padmos a livrés à l’armement Scopale. Même si aurait préféré construire en France, le choix de Padmos pour construire Marie-Lou et Le Dolmen a donc été une évidence, » déclare Éric Guygniec, directeur de l’APAK.

« Nous souhaitions avant tout plus de confort et de sécurité pour nos marins mais aussi une baisse de la consommation de carburant et un poisson de meilleure qualité et globalement, c’est que nous avons obtenu. Le niveau sonore a énormément baissé, Marie-Lou est très stable et les conditions de vie à bord sont bien meilleures pour l’équipage. Ils ont même la Wi-Fi… On estime à 20% la réduction de la consommation de gasoil et les premiers débarquements donnent du poisson de qualité avec moins de manipulation. Grâce à ce nouveau navire, on ne pêche pas plus, on pêche mieux. »

Les nouveaux navires mesurent 21,90 mètres de long pour 7,80 mètres de large. Le design de l’étrave, droite, est optimisé pour réduire la consommation de carburant, pour une meilleure tenue à la mer et une meilleure utilisation de l’espace à bord. Ils sont conçus pour passer jusqu'à deux semaines en mer, bien qu'ils ne travaillent que quelques jours dans des conditions habituelles. Ce sont des navires très polyvalents, capables de passer de la senne au chalut, simple ou double et au pélagique, pour pêcher seul ou en bœufs.

Les compartiments de travail ont été aménagés par VCU et l’aménagement a aussi été optimisé pour le traitement du thon.

Chacun des navires est équipé d’un moteur principal Mitsubishi S6R2-MPTAW-3M de 440kW et d’une hélice à pas variable de 2 500 mm de diamètre. Ils disposent aussi chacun d’un moteur auxiliaire Mitsubishi S4KT.

Padmos a réalisé le design et les emménagements et a fourni les moteurs Mitsubishi ainsi que les apparaux de pont, composés de deux treuils de senne sur le pont principal, d’une capacité de 3 000 mètres de maillette, et d’une paire de treuils de fune sur le pont arrière, d’une capacité de 1 000 mètres chacun.

Les quatre enrouleurs sont montés sur un robuste portique sur le pont de travail à l’arrière, avec deux caliornes d’une capacité de 5,50 m2 et de 4,50 m2, permettant à Marie-Lou et Dolmen de transporter plusieurs engins à bord. Les grues marines, d’une capacité de 600kg à 8m, sont de marque EK Marine.

Les gréements proviennent des Coopérative de Lorient, Coopérative de Loctudy et de Naberan au Guilvinec, qui ont fourni les chaluts de fond et les chaluts pélagiques. Marie-Lou dispose de trois chaluts de fond et d’un jeu de chaluts pélagiques avec une paire de panneaux Thyboron.

« Beaucoup du matériel provient des Pays-Bas, comme les treuils Padmos et le système de contrôle de chalut Marelec (Belgique). Nous avons une senne de 55 mètres et une de 65 mètres avec deux fois 2 500 mètres de maillette. Nous utilisons les mêmes sennes que les boulonnais mais nos coulisses sont un peu plus légères car il y a moins de courant dans le Golfe de Gacogne qu’en Manche Est, » précise le patron, Christophe Guillevin.

Un article de Hook & Net


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